Lundi 30 juin s'est clôturé l'exposition organisée au Grand Palais et consacrée à la dernière reine de France, la bien nommée Marie-Antoinette. Le grand choix des expos est l'un des grands avantages de la vie parisienne, j'en rate bien sûr 20 par an parmi ceux que je prévoyais pourtant de voir... Et celle-ci c'était limite puisque j'y suis allée le dernier week-end, à la dernière minute, as usual, donc avec le maximum de personnes et un concentré d'absurdités à écouter au mètre carré...
C'était la première fois que je visitais une expo consacrée à un personnage et non pas à un artiste, c'est, par ailleurs, une chose assez rare qui donne pas mal à réfléchir sur le pourquoi du comment de l'intérêt de l'affaire... Mais ne rentrons pas dans la polémique.
Alors... je dois dire que l'exposition était assez intéressante, construite de manière chronologique, elle nous permettait de suivre la vie de l'Antoinette de sa naissance à la prestigieuse cour impériale d'Autriche jusqu'à sa fin que l'on sait pas très joyeuse... Un grand effort a été porté à la mise en scène des oeuvres et objets présentés et qui regroupaient des portraits, de l'immobilier, des lettres, des gravures, de la vaisselle, encore de la vaisselle, beaucoup trop de vaisselle... Chaque salle avait son atmosphère, sa couleur, un bel hommage à la reine du rococo fan de théâtre galant et badin, même si parfois cela était exagéré...
L'exposition était intéressante, mais pas fantastique. Ce n'était pas l'extase. On a l'impression qu'il manquait quelque chose car ça sonnait creux, un peu comme le personnage de Marie-Antoinette en réalité. On sort de l'expo sans trop savoir si elle était vraiment cruche ou si cela n'était qu'apparence. On ne parvient pas du tout à discerner sa personnalité, je ne suis pas du tout parvenue à m'attacher à elle, à la trouver sympathique ou intéressante... ce qui est tout de même dommage puisque c'était ce que j'étais venue chercher.
La dernière salle de l'exposition consacrée à la fin de la reine sonnait particulièrement faux. Sur un mur, nous avions des citations choisies qui faisaient appel à tout notre pathos le plus primaire et, de l'autre côté, des objets tels sa dernière table, sa dernière chemise, son dernier serre-tête... De là à dire que l'expo prenait parti...
Je pense qu'à trop s'attarder sur le côté bling-bling ou sordide de l'affaire, on aurait pu mieux creuser davantage un personnage dont on n'a pratiquement que les représentations officielles donc par définition lisses et qui ne donnent surtout pas accès au modèle...
Bien qu’assez intéressante tout de même, je pense que cette exposition était surtout un joli et gentil miroir aux alouettes et aux touristes (par ailleurs, quelle honte totale pour les organisateurs, avec les bus d’Américains, de Japonais, de Chinois etc… qui étaient présents, le descriptif des objets n'était même pas traduit en anglais !). Il est vrai que les Musées de Paris s’en sont donnés à cœur joie après en produits dérivés… entre les éternels stylos et carnets on trouvait des assiettes, des verres, des couverts (de la vaisselle, encore et toujours la vaisselle !!) et même une "peluche agneau Marie-Antoinette " (??)… S’en était risible. Et c’est bien la première fois qu’au sortir d’une expo je n’ai même pas acheté une carte postale.
Pour ceux qui veulent découvrir Marie-Antoinette sans empathie inutile et accrocheuse, sans parti pris douteux, je conseille de lire la biographie écrite par Stefan Sweig qui est un chef-d’œuvre : ironique, lucide, mais très humain surtout. On découvre sous sa plume extra la petite histoire d’un personnage d’une parfaite médiocrité que l’Histoire (la grande cette fois) pousse à devenir reine. Marie-Antoinette s’est trompée toute sa vie sur ce point essentiel : on ne naît pas reine, on le devient. Et c’est seulement alors qu’elle a tout perdu, qu’elle est dépouillée, miséreuse et humiliée qu’elle acquière la noblesse que son rang exige. C’est le cruel parcours que Stefan Sweig nous décrit, sans aucune concession. Brillant et génial. Quand on sait que cette biographie date de 1937... Hollywood n'était pas encore passé par là...
À tester pour moi, la biographie qui a inspiré Sofia Coppola et écrite par Antonia Fraser, car bon sang qu'est-ce qu'ils ont essayé de nous le vendre ce bouquin ! Dans toutes les éditions (poche, luxe, collector, limité...), quand on sait que Sofia Coppola avait justement rejeté l'oeuvre de Sweig sous prétexte qu'elle trouvait ce dernier trop violent à l'égard de l'Antoinette... Ca donne vraiment envie de réfléchir... Non, je n'ai toujours pas vu le film.
Je crois que c'est la première fois que j'avoue quelque chose d'aussi personnelle dans ce blog, OUI, j'aime les hippopotames ! Chez moi, j'en ai quelques uns (sous forme de statuettes et de pelluches hein !!) et je rêve d'en avoir encore PLEIN, PLEIN, PLEIN, PLEIN d'autres !
Bon, voilà, comme ça au moins c'est fait. Alors pourquoi me trouve-je ainsi acculée à une telle confession pour le moins extra intime ? Parce que j'en peux plus, je tiens à rassurer toutes mes zamies qui connaissent ce travers insensé de ma personne et qui me soupçonne de... m'être fait tatouer un tatouage dans le dos !!
NON ! NON ! NON ET MILLE FOIS NON !!! J'adore les hippopotames, c'est vrai (et puis d'abord c'est pas un crime bon sang de bois !!!), mais comme tatouage ?... moyen quoi... Nan, mais toutes celles qui ont songé à ça... vous êtes mes amies très chères et je ne vais pas citer vos noms sur mon blog... mais franchement, j'espère que c'était pas sérieux !... Vous n'aviez pas SÉRIEUSEMENT pensé que j'aurais pu me faire tatouer un hippopotame dans le dos !!! .... Franchement.... j'ai peur là...
Y n'empêche... c'est trop chouette un hippopotame... y sont pas choupettes ?... je les adore trop ces animaux...
Cette toile est très sympa ! J'aime bien cette ambiance. Je te souhaite une bonne expo !;-) read more
on LA PAUSE